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CLIFFORD SCOTT : Un grand saxophoniste
Samedi, 1 décembre, 2018 9:21     A+ | a-

CLIFFORD SCOTT est fort peu connu des amateurs de jazz et c'est bien dommage !

Après avoir joué chez Lionel Hampton, le saxophoniste (alto et ténor) Clifford Scott a réellement connu la notoriété avec l'orchestre de Bill Doggett en 1955. Il en fut un des grands solistes  avec l'excellent guitariste Billy Butler.
Originaire du Texas, Clifford Scott appartient à la lignée des "Texas Tenors Sax" comme Arnett Cobb, Buddy Tate, Illinois Jacquet (quoique né en Louisiane) ou King Curtis et d'autres. Ce n'est pas à proprement parler un style de saxophone mais s'il faut trouver un dénominateur commun à tous ces saxophonistes, c'est un volume puissant, un vibrato prononcé, une attaque et un punch foudroyant, du swing à revendre et un sens aigu du blues qu'ils savent exprimer à merveille. On considère Herschel Evans comme leur inspirateur principal, en tout cas pour les plus anciens comme Illinois Jacquet, Arnett Cobb ou Buddy Tate, les autres s'étant inspirés de ces derniers.
Apparus à l'époque du be-bop ils furent classés avec condescendance en Rhythm.& Blues, mais ils sont dans la grande tradition de leurs aînés comme Coleman Hawkins ou Chew Berry. C'est un jazz d'une grande pureté.

Clifford Scott développa un style de saxophone assez dépouillé au growl marqué, à l'attaque puissante. Il s'agissait de faire danser l’Amérique des années 1950-60, et on choisissait la méthode la plus efficace. En passant notons que savoir exécuter des riffs sur le blues avec émotion, musicalité et swing n'est pas donné à tout le monde et que cela vaut (artistiquement) bien des galopades de moult saxophonistes bop.

Mais ce que je voudrais faire partager ici c'est que Clifford Scott était aussi capable d'improvisations époustouflante avec une ligne mélodique parfaitement cohérente.
Dans On the Sunny Side of The Street enregistré par Bill Doggett en 1956, Clifford Scott prend un formidable solo au saxophone alto. Sa sonorité un peu "acide", son swing, son énergie sont remarquables. Ajoutons qu'il fait preuve d'une virtuosité qui ne nuit pas du tout à son développement mélodique. Il y a là une pointe de Parker, mais on pense aussi à Earl Bostic ou Sonny Criss, deux grands saxophonistes alto.
Le seul inconvénient de ce disque c'est que tout cela est bien court.

 


Au saxophone ténor Clifford Scott est tout fait inattendu dans Squashy où il prend un trop court solo de ténor parfaitement maîtrisé avec un développement mélodique beaucoup plus "complexe" que les habituels riffs auxquels il nous a habitué pour le restant de sa carrière chez Bill Doggett. On perçoit ici une influence de Lester Young, mais un Lester "musclé", dynamique, à la Illinois Jacquet voire Gene Ammons qui avait beaucoup d'influence à cette époque.

 


Je n'ai pas écouté tout Clifford Scott certes, mais dans ce que je connais, je n'ai pas retrouvé l'atmosphère de ces deux morceaux (sauf dans When Your Lover Has Gone enregistré à l'alto le même jour que Sunny Side). Dommage qu'il n'ait pas poursuivi dans cette voie, mais nous avons néanmoins d'excellents disques de lui comme Leaps And Bounds, Hold It et bien d'autres.

 
Commentaires : (1)
....NEVEU JEAN PAUL
#1
27 mars 2019 16:00
j'aime beaucoup, sympa de faire ce blog

je suis un fan de blues...............
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