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I'M WATCHING THE CLOCK : KING OLIVER et les temps difficiles.
Lundi, 2 septembre, 2019 19:33     A+ | a-
Après une longue pause estivale je reviens avec un sujet qui me passionne : King Oliver  au travers de son enregistrement d'I’m Watching The Clock du 12 septembre 1928.

En écrivant cela je sais que beaucoup vont douter de l’intérêt de parler de ce cornettiste  aux disques qui grattent, que l’on entend peu et qui a été depuis largement « dépassé » par nombre de musiciens.
Les dessinateurs de Lascaux qui ne connaissaient pas la perspective et bien d’autres aspects de l’art du dessin, ont eux-mêmes été dépassés. Mais quelle émotion ils transmettent ! Et on se presse pour voir les fac-similés. 
Alors, pourquoi pas King Oliver ?
 
Pour ceux qui souhaitent tout savoir sur ce musicien je conseille vivement de lire sa passionnante biographie-discographie, extrêmement documentée, écrite par Walter Allen et Brian Rust et remise à jour en 1987 par Laurie Wright.
 
King Oliver représente pour moi l’archétype de l’artiste maudit. Couvert de gloire, puis oublié et mort dans la misère. Roi du jazz à la Nouvelle Orléans puis à Chicago jusqu’en 1924 il connaît ensuite une très lente descente aux enfers jusqu’à sa mort en 1938. C’est Louis Armstrong qui paiera ses funérailles. A cela s’ajoute une discographie pleine de mystères puisque King Oliver ne joue pas toujours dans ses propres disques et on débat depuis 80 ans de l’identité des musiciens qui prennent les solos de cornet ou de trompette. King Oliver souffrait en effet d’une parodontite, Il s’agit d’une destruction lente des gencives sous l’effet du tartre, entraînant la chute des dents. C’était catastrophique pour un trompettiste. Les orchestres de King Oliver comprenant presque toujours un second cornet en plus de lui-même, le doute s’installe systématiquement sur l’auteur des solos : King Oliver or not King Oliver ? Tout cela est donc passionnant.
 
On peut se faire une bonne idée du style de Joe King Oliver et de son évolution en écoutant ses disques postérieurs à 1924. Malgré un enregistrement souvent médiocre, on peut noter certaines caractéristiques : un goût pour les sourdines (que ne partageait pas Louis Armstrong), un jeu plutôt porté vers le registre médium de son instrument avec un vibrato discret. Si son jeu est accentué sur les temps dans la tradition Nouvelle-Orléans c’est avec beaucoup de souplesse. Il n’y a rien de « militaire » dans sa manière de jouer à l’inverse de certains trompettistes de son époque. On peut nettement percevoir un léger « shake » à la fin de chaque phrase, qui donne une saveur très « afro-américaine ». Mais surtout son jeu est chargé d’émotion, sensible. C’est un musicien de grande classe, inventif, mélodieux.
Il utilisait le cornet mais il serait passé à la trompette en 1929. J'utiliserai "trompette" dans cet article pour désigner ces deux instruments très proches.
 
 
J’ai choisi un de mes King Oliver favoris pour parler de ce pionnier du jazz : I’m Watching The Clock.
 
Enregistré le 12 septembre 1928, I’m Watching The Clock fait partie d’une session pour Vocalion–Brunswick commencée le 10 septembre 1928 avec deux autres superbes titres : Speakeasy Blues et Aunt Hagar’s Blues. C’était l’époque des King Oliver And His Dixie Syncopators. Après avoir enregistré de légendaires disques de style Nouvelle-Orléans avec Louis Armstrong au second cornet sous le nom de King Oliver and His Creole Jazz Band, modèles d’improvisation collective, King Oliver changea le style de son orchestre à partir de 1925-26 en introduisant des arrangements plus « policés » à la façon des Fletcher Henderson ou des Duke Ellington de l’époque. Ajouté à l’incertitude concernant le soliste ce changement déconcerta nombre d’amateurs de jazz quant aux enregistrements de King Oliver après 1924. Je dois avouer que j’ai mis du temps à apprécier ces disques que je considère aujourd’hui comme de petits joyaux pour certains d’entre eux.
 
Mais revenons à I’m Watching The Clock. L’orchestre se compose de King Oliver (cnt), Ed Anderson (tp), J.C. Higginbotham (tb), Omer Simeon (cl,as), Barney Bigard (cl,ts), Luis Russell (p), Will Johnson (bj), Bass Moore (tu), Paul Barbarin (d). Il y a du beau monde, en réalité c’était l’orchestre de Luis Russell (que l’on pouvait entendre au Nest Club de Harlem) avec Barney Bigard en invité, car il jouait déjà chez Duke Ellington à l’époque.

 
Après une introduction de cornet, c’est Barney Bigard qui joue un solo de saxo ténor sur un fond exécuté par les deux cornets avec sourdine. Celui-ci était en effet plus connu comme saxophoniste ténor que comme clarinettiste à l’époque. Son style était très personnel, fin et délicat et n’avait rien à voir avec celui du Coleman Hawkins de l’époque, ce qui déconcerte certains. Puis c’est un grandiose solo de J. C. Higginbotham qui expose le thème, merveilleux d’invention, d’abandon, de grâce, de maîtrise. C’était la deuxième séance d’enregistrement de ce jeune tromboniste après celle du 10 septembre. Ce solo de trombone me transporte, je crois qu’il n’a jamais mieux joué. Son style devait plus tard évoluer sous l’influence de Laurence Brown. C’est pour moi le meilleur solo de ce disque avec celui de trompette.
Le duo de clarinette d’Omer Simeon et Barney Bigard qui suit sur un arrangement très mélodieux est lui aussi plein de délicatesse. On distingue bien la sonorité boisée de Barney. L’arrangement serait de King Oliver. Il n’a rien à envier aux Duke et aux Fletcher Henderson de l’époque. Certes les orchestres de Duke et de Fletcher étaient supérieurs dans l’exécution, parce que réguliers, alors que nous avons ici un orchestre de studio, même bâti autour de celui de Luis Russell.
Reste le solo de trompette/cornet !
Nous avons là un excellent solo tout en émotion joué d’une manière grandiose, ample, avec générosité tout en conservant cette décontraction propre aux musiciens de style Nouvelle-Orléans. L'émotion est à fleur de peau. Pas de virtuosité mais un développement mélodique fluide et expressif. Ce n’est peut-être pas le solo de trompette le plus transcendant du jazz mais pour moi c’est la musique de quelqu’un qui a quelque chose à dire. N'étant pas spécialiste de la trompette, je m'interroge sur l'utilisation possible d'une sourdine, discrète, qui donnerait ce son moins mat que le cornet, mais je crois savoir qu'en fonction des embouchures les sons sont différents et il est parfois difficile de distinguer une trompette d'un cornet, merci aux spécialistes.
Le morceau s’achève sur des ensembles où l’on distingue bien deux trompettes et un trombone.
La  section rythmique est excellente, on peut remarquer le tuba de William "Bass" Moore, parfaitement inconnu, au jeu subtil et efficace.

L’incertitude sur l’identité de l’auteur règne depuis que Luis Russell a déclaré 20 ans plus tard que King Oliver « had not blow a note » (n’avait pas soufflé une seule note) lors de  ces séances du 10 et du 12 septembre 1928. Comme l’identité du 2° trompettiste est connue l’auteur du solo ne peut être qu’Ed Anderson. Omer Simeon interrogé au début des années 50 semble lui aussi douter et mentionne Ed Anderson. Walter Allen et Brian Rust ont fait leur cette opinion et il semble depuis communément admis que c’est Ed Anderson l’auteur de ces solos. Hugues Panassié, qui n’hésitait jamais à s’opposer au « consensus », a par contre toujours admis qu’il s’agissait bien de King Oliver. Luis Russel aurait pu confondre avec les sessions du 16 janvier et 1° février 1929 où King Oliver ne souffle pas une note pour le coup, et on où n’entend qu’un seul trompettiste, en l’occurrence Louis Metcalf.
 
Ed Anderson n’a pas enregistré sous son nom et il est très difficile de l’identifier. C’était un bon trompettiste. A cette époque on peut l’entendre avec Clarence Williams, Jelly Roll Morton et quelques chanteuses. A partir des années 30 il fait partie du Mills Blue Rythm Band  où il prend quelques bons solos dans un style résolument Armstrong.
 
Pour apporter ma contribution en toute humilité, j’ai mené l’enquête.
 
Le style d’Ed Anderson
 
Il est incontestable qu’Ed Anderson se soit inspiré de King Oliver à cette époque, comme nombre de trompettistes d’alors. Tentons de nous en faire une idée au travers des rares enregistrements de ce musicien en 1928.
Clarence Williams a enregistré I’m Watching The Clock  trois mois après King Oliver sous le titre Watching The Clock. L’unique trompettiste du morceau serait probablement Ed Anderson selon ma discographie. Je soumets ce morceau à votre écoute, qui reprend l’arrangement de l’original.
Clarence Williams' Orchestra:  prob. Ed Anderson (cnt) Ed Cuffee (tb) prob. Ben Whitted (cl,as) + another (cl,as) Arville Harris (cl,ts) unknown (p) prob. Charlie Dixon (bj) prob. June Cole (tu) prob. Kaiser Marshall (d) Clarence Williams (dir)  New York, December 19, 1928
 
 
Il se peut que ce ne soit pas Ed Anderson que l’on entende, mais de toute façon ce n’est pas le même trompettiste que dans l’original. Notons l’interprétation très inférieure à celle de King Oliver.
 
Toujours avec Clarence Williams Ed Anderson a enregistré en 1928 ce Close Fit Blues où Ed Anderson est donné comme seul trompettiste avec certitude.
Memphis Jazzers : Ed Anderson (cnt) Ed Cuffee (tb) Arville Harris, Buster Bailey (cl,as) Prince Robinson (cl,ts) Clarence Williams (p) Leroy Harris (bj) Cyrus St. Clair (tu) New York, c. March 1929

 
Je reconnais que le début du morceau peut laisser penser au même trompettiste que dans I’m Watching The Clock. D'ailleurs les quelques notes du début d'I'm Watching The Clock pourraient être d'Ed Anderson. On remarque bien qu'Ed Anderson s'est inspiré de King Oliver à cette époque. Mais même si la sonorité est proche, de mon point de vue la classe de ce trompettiste est moindre, c’est surtout sensible dans la deuxième partie du morceau où Ed Anderson joue un peu raide là où King Oliver aurait animé avec flamme ce passage.
 
Fin 1928 Ed Anderson a participé à une session de  Jelly Roll Morton (Deep Creek et Red Hot Pepper) en compagnie d’Edwin Swayzee, un autre trompette, et c’est ce dernier qui prendrait les solos. De toute façon, rien à voir avec le soliste de I’m Watching The Clock.
 
Enfin en 1926 Ed Anderson a participé à une session avec Clarence Williams où sa participation est confirmée par ce dernier. Nous pouvons écouter The Zulu Blues.
Dixie Washboard Band : Ed Anderson (cnt) Charlie Green (tb) Ben Whitted (cl) Clarence Williams (p) Ikey Robinson (bj) Bruce Johnson (d,wbd) Clarence Lee (vcl) [ Shufflin' Sam (vcl) ].  New York, October 22, 1926
 

J’y entends un honnête trompettiste au vibrato plus prononcé que celui de King Oliver, mais loin de la classe de ce dernier. Et tout cela est assez fastidieux au global.
 
Autre argument : si le trompettiste des sessions King Oliver des 10 et 12 septembre 1928 était bien Ed Anderson, comment se fait-il qu’un musicien de cette classe n’ait pas plus joué en soliste, été plus « utilisé » par les chefs d'orchestre (par exemple avec Jelly Roll qui reconnaissait les talents), pas enregistré sous son nom ?
 
Vous l’aurez compris je ne suis pas convaincu par Ed Anderson comme soliste d’I’m Watching The Clock.
 
King Oliver fin 1928
 
En 1928 King Oliver est à New York et c’est le début des années de galère. Il est aidé par son ami Clarence Williams qui lui trouve des engagements et le convie à des séances d’enregistrement. Il accompagne souvent diverses chanteuses aux talents variables (Lizzie Miles, Irene Gibbons alias Eva Taylor, Sara Martin, …) durant toute l’année. Il jouait donc de son instrument et on peut l’entendre et le reconnaître aisément même s’il joue la plupart du temps assez peu dans ces morceaux.
 
Le contexte étant situé, je voudrais relever deux incohérences sur les sessions du 10 et du 12 septembre :
- Luis Russell déclare littéralement qu’il n’a pas joué une seule note, mais on entend très clairement 2 cornets dans les breaks du début et de la fin du morceau. Joe Oliver jouait donc.
- Le jour de la session I’m Watching The Clock, le 12 septembre, King Oliver participe à un enregistrement de Victoria Spivey avec Clarence Williams (My Handy Man, Organ Grinder Blues). Le seul soliste de My Handy Man est Eddie Lang. Dans Organ Grinder Blues on entend bien King Oliver accompagner joliment Victoria Spivey à la sourdine wa-wa et il semble en pleine possession de ses moyens. Je trouve qu'Eddie Lang manque de swing et que Victoria Spivey chante faux, pas moins, mais je vous propose d'écouter ce disque pour l'intérêt historique.
Victoria Spivey Acc By Clarence Williams' Blue Five: Victoria Spivey (vcl) acc by King Oliver (cnt) poss. Ed Cuffee (tb) Omer Simeon (cl) Clarence Williams (p) Eddie Lang (g) New York, September 12, 1928


Le 10 septembre King Oliver a gravé, avec le même personnel, deux morceaux du même niveau qu’I’m watching The Clock à savoir les fameux  Speakeasy Blues (que nous pouvons écouter ci-dessous) et Aunt Hagar’s Blues.


Or un mois auparavant en août, Clarence Williams enregistre ce même Speakeasy Blues avec King Oliver en soliste. Ce dernier Speakeasy Blues est globalement d’un niveau inférieur à celui paru sous le nom de ce dernier, mais je vous propose de comparer les solos des deux morceaux dans l’ordre chronologique.

 
Au-delà des différences de prises de son et d’ambiance, il  me semble à moi que nous avons là le même instrumentiste révélant dans les deux cas une grande sensibilité, une chaleur, un dynamisme identique. On remarque au passage que King Oliver était un grand improvisateur, les deux solos sont d'un même esprit, selon moi, mais différents dans la construction.
 
I’m Watching The Clock n’est sans doute pas le chef d’œuvre absolu du jazz. Mais ce morceau dégage un fumet propre à cette musique post Nouvelle Orléans. La pulsation paresseuse, les savoureux et mélodiques thèmes de 16 mesures (le blues des années 20), tout rappelle le bayou et les magnolias. Joe Oliver, Paul Barbarin, Omer Simeon, Barney Bigard étaient tous nés à la Nouvelle-Orléans. Certes, l’orchestre n’a peut-être pas la cohésion de ceux de Fletcher ou Duke, mais quand même.
Je rajouterai que King Oliver était un grand créateur. On ne peut jouer Dippermouth Blues ou Sugar Foot Stomp sans citer son solo. C’était un bon arrangeur et compositeur, on lui doit nombre de charmants morceaux comme West End Blues, Doctor Jazz, Snag It,Tin Roof Blues et tellement d’autres. Remarquons que I’m Watching The Clock a été déposé sous le nom de Joe Oliver – Clarence Williams.
 
Pour la mémoire de Papa Joe (comme disait Louis Armstrong) il est important qu’on puisse lui rendre justice pour ces séances Vocalion des 10 et 12 septembre 1928. Laissons sa chance à King Oliver, reconnaissons que cet élan, cette énergie qui jaillissent de son solo n'appartiennent qu'à lui. Le doute subsistera toujours, il est vrai. J’ai essayé d’apporter un autre éclairage, le plus argumenté possible. A chacun de se faire une opinion.
 
Mais je regarde la pendule (ah, ah ! ) et je vois que j’ai été très long. Merci de m’avoir lu jusqu’ici.

N B :
- 1 Pour ceux qui voudraient découvrir un peu plus King Oliver, je conseille l'écoute des disques suivants : Someday Sweetheart, Showboat Shuffle, Every Tub, Black Snake Blues, Speakeasy Blues, Aunt Hagar's Blues, Bimbo (avec Clarence Williams) , Sweet Like This, Olga ...

- 2 Pour bien analyser toute les subtilités de la trompette de King Oliver et des disques commentés ci-dessus, il est important de disposer de transcriptions de qualité, ce qui est rare, et d'une bonne installation. Pour I'm Watching The Clock je conseille le CD "Farewell Blues" paru en 2000 chez FROG DGF35. Encore trouvable je pense.
 
 
 
 
 
Commentaires : (4)
pierre christophe
#4
21 septembre 2019 18:18
I’M WATCHING THE CLOCK, KING OLIVER OU PAS,( BLOG GABRIEL )



La première offre de comparaison, « Watch the clock », me suggère ceci : Le son, le volume d’ Ed Anderson sont moins pleins, moins épais et larges que ceux de K.O. dans le « I’m Watching the clock». Le phrasé est proche mais sans la souplesse de K.O. Quelque chose de plus léger et d’assez tendre chez Ed qui n’est pas sans rappeler Joe Smith, sans toutefois approcher la tension émotionnelle de ce dernier. C’est tout de même plutôt flatteur pour Ed, non ? On saisit bien en tout cas la large différence avec K.O.

« Close fit Blues ». Là aussi quelque chose chez Ed Anderson me rappelle le Joe Smith qui, parfois, jouait plus en force et non dans son registre habituel chargé d’émotion à fleur de peau.

« The Zulu Blues ». Ed y est un peu maladroit et hésitant ; notamment dans le break du 1er chorus, bien éloigné de la tranquille et majestueuse sérénité de K.O. Ed a ici un vibrato que de mauvais esprits qualifient de chevrotant à la Bunk Johnson, du moins celui que l’on a connu qu’à un âge respectable. Il n’était manifestement pas dans un bon jour et il n’y a pas ici trace de Joe Smith !

« Organ Grinder Blues » Très effacé et extrêmement sobre derrière la chanteuse, enregistrement lointain, j’ai du mal à me faire une opinion mais j’admets aisément que ce soit K.O.

« Speakeasy Blues ». Notre Blogueur nous propose la version complète par l’orchestre de K.O. puis un comparatif entre le solo de cette version et celui de la version de l’orchestre Clarence Williams enregistrée un mois plus tôt. Les prises de son sont de qualité bien différente au point que dans celle de Cl.Wiliams on peut se demander si K.O. n’utilisait pas une de ses discrètes sourdines. K.O. fait preuve dans les 2 versions de la même autorité sereine, mais la 2ème version me paraît assez nettement supérieure à moi aussi. Le jeu de K.O. y est plus paresseux plus plein d’émotion et empreint d’une certaine majesté qu’on ne trouve pas dans la 1ère. Le tempo y est imperceptiblement plus lent. C’est sensible à l’oreille même si les temps indiqués par le curseur sont sensiblement les mêmes. Est-ce cela qui fait la différence ?

Un mot sur le grandiose solo de J-C Higginbotham au niveau de Louis Armstrong « lui même et en personne », pour les amateurs de Montalbano.

Admirateur inconditionnel de Barney Bigard, je n’avais pourtant jamais ressenti la perfection, la délicatesse de son exposé.

N’aurait-on pas sous-estimé les qualités de Cl. Williams pianiste ? Je me le demande.

En tout cas, merci à Gabriel de nous rappeler que le jazz est certes une musique festive le plus souvent mais pas à écouter à la légère pour autant.



Louesdon
#3
20 septembre 2019 18:11
Merci pour cette très intéressante analyse . bonne idée de remettre King Oliver sous les projecteurs il le mérite très largement. A. Louesdon
Pierre Llaurens
#2
20 septembre 2019 16:28
Très intéressé par votre article sur King Oliver car je ne connaissais pas cet enregistrement que je vais maintenant essayer de me procurer . J'ai acheté mon

premier 78 tours de King Oliver dans les années 50 (ce qui vous laisse deviner mon âge) et je l'ai toujours apprécié . Merci de le sortir de l'oubli .
DEMBELE MARIE-FRANCE
#1
20 septembre 2019 9:29
merci pour m'avoir fait redécouvrir King Oliver que je négligeais à cause de la qualité des enregistrements. Il y a lieu de concentrer son attention sur le jeu et les parasites de l'enregistrement sont oubliés.
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